Reportage Madagascar

Reportage sur un village de Madagascar
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Ce reportage est un état des lieux sur le développement du village de Morarano, suite aux investisements faits par l'association TVM depuis la création.
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Au sujet de l'Association TVM :

La genèse du projet commença 1996, pour faire face à l'afflux de paysans sans terre quittant la campagne pour devenir mendiants en ville, l'idée était de créer un «ex-nihilo» un village dans une zone totalement inhabitée parce que considérée comme insalubre et à l'écart de toute civilisation.

L'idée était de mettre en culture environ 10 000 hectares de terres vierges en les attribuant à mesure aux volontaires décidés à affronter dureté du climat et isolement absolu. Les premiers migrants arrivèrent en 1996, chassés de leur terre par une année de sécheresse et une invasion de criquets.

En 2002, 400 personnes vivaient dans des huttes en branchage ou au mieux dans des cases en pisé. Une trentaine d'enfants étaient plus ou moins scolarisés sur place. La richesse de la communauté était une petite dizaine de zébus. Quelques hectares avaient été défrichés et permettaient de survivre (manioc, pois et un peu de riz).

L’Eglise s'impliquait à travers le Père André Maire, puis un père polonais Zbigniew Legeza, ainsi que l'évêque d'Antsirabe : Morarano devait être un modèle susceptible d'être transposé et dupliqué en cas de réussite.

Un facteur décisif fut l'implication d'une ONG française en charge des enfants des rues : «Les Enfants du Soleil». L'idée de cette ONG était double :

*Participer en amont à éviter l'arrivée en ville de familles déracinées susceptibles d'être obligées d'abandonner rapidement leurs enfants par manque de moyens.

*Donner de l'emploi à quelques jeunes recueillis en leur procurant une formation et des terres dont ils deviendraient propriétaires.

Aujourd'hui les huttes de branchage ont disparu, les cases en pisé sont plus confortables, des maisons en brique se construisent. L'eau est disponible toute l'année. L'économie ne repose plus sur du troc mais sur la commercialisation de récoltes et l'achat de quelques biens de consommation, le facteur déterminant est l'amélioration du niveau de vie.